Beau bruit

La Semaine du Son dans les Pyrénées-Orientales, ça commence !

Publié le 23 Janvier 2012 par beau bruit dans Annonces

Programmation jour par jour :

Mardi 24 janvier

• Auditorium du Conservatoire, Perpignan - Les Passagers de l'impro : concert acousmatique à 18h15, concert musique improvisée à 20h

• Médiathèque de Prades - La Galerie d'écoute : 10h-13h et 16h-19h

 

Logo-SdS.jpgMercredi 25 janvier

• Institut Jean Vigo, Perpignan - Duende 360° : séances à 15h et 18h

• Auditorium du Conservatoire, Perpignan - Les Passagers de l'impro : concert acousmatique à 18h15, performance musique-danse à 20h

• Médiathèque de Prades - La Galerie d'écoute : 10h-19h

 

Jeudi 26 janvier

• Institut Jean Vigo, Perpignan - Duende 360° : séances à 14h et 15h

 

Vendredi 27 janvier

• Médiathèque de Prades - La Galerie d'écoute : 15h-19h

 

Samedi 28 janvier

• Médiathèque de Prades - La Galerie d'écoute : 10h-13h

• Médiathèque de Perpignan - Sons de la nature / Rencontre avec Eloisa Matheu : 15h30

 

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La Semaine du Son, c'est quoi, déjà ?

En 2012, pour sa 9ème édition, la Semaine du Son sera présente pour la première fois dans les Pyrénées-Orientales avec 4 événements gratuits et pour tout public. Notre manifestation est axée sur les dimensions naturelle, culturelle et artistique du son.

Le son est à l'origine de toute musique et, pour peu que l'on y prête attention, on y perçoit le bruissement du monde. Alors, osez être à l'écoute !


Depuis 2004, la Semaine du Son a pour but d’initier le public et l’ensemble des acteurs de la société à une meilleure connaissance des sons et à l’importance de la qualité de l’environnement sonore, qui doit être pensé, préservé et parfois restauré. La Semaine du Son, c'est chaque année en janvier à Paris, en régions, mais aussi à Bruxelles, à Genève et au Québec, une semaine de manifestations sur des problématiques liées au son selon une approche transversale : culturelle, médicale, industrielle, pédagogique et économique. La Semaine du Son a été récompensée en 2006 par un Décibel d’Or décerné par le Conseil national du bruit, instance de consultation placée sous le patronage du Ministère de l’écologie et du développement durable.

 

• LES PASSAGERS DE L'IMPRO (Perpignan)

Genre : Musique et danse improvisées, acousmatique, musique de chambre

Organisateur : Conservatoire à Rayonnement Régional de Perpignan Méditerranée et association Syntax

Dates et lieu : Auditorium du Conservatoire, mardi 24 et mercredi 25 janvier.


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Syntax et la classe de composition du Conservatoire inscrivent leur 11ème cycle de rencontres dans le cadre de la Semaine du Son. Ils invitent le compositeur Patrick Roudier, le collectif d'improvisation Motus et l'atelier de recherche musique-danse du Conservatoire mené par Véronique Barrier à ce cycle spécialement dédié à la recherche du mouvement et du son justes. Deux concerts acousmatiques (le 24 et le 25 à 18h15), un concert de musique improvisée (le 24 à 20h) et une performance musique-danse (le 25 à 20h) exploreront le travail du jeu, du geste, du rapport au corps et de l’improvisation dans les domaines de la musique électroacoustique et de la danse. + d'infos

 

• SONS DE LA NATURE (Perpignan)

Genre : Rencontre

Organisateur : Beau bruit et Eloisa Matheu

Date et lieu : Médiathèque de Perpignan, samedi 28 janvier, 15h30.

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Eloisa Matheu est une audionaturaliste, c'est-à-dire une biologiste tendance preneuse de son... ou le contraire ! Passionnée par la nature et la communication animale, elle enregistre partout dans le monde, mais aussi en Catalogne d'où elle est originaire et dans nos Pyrénées.

Ses enregistrements sont édités sur CD et participent à des projets de recherche scientifique. Cette rencontre à la Médiathèque sera l'occasion de découvrir un métier méconnu et de plonger dans des ambiances sonores inouïes. + d'infos

 

• DUENDE 360° (Perpignan)

Genre : Documentaire sonore et photographique

Organisateur : association Novella

ATTENTION CHANGEMENT !!! Dates et lieu : Institut Jean VIgo, salle Marcel Oms, mercredi 25 janvier à 15h et 18h, jeudi 26 janvier à 14h et 15h. Réservation conseillée : 06 25 96 72 22.


Duende_Paquera-.jpgDuende 360° est une installation conçue sous la forme d’un cercle, l’équivalent du « corro » que les gitans composent pour pratiquer en famille le flamenco. Dans la salle Marcel Oms de la cinémathèque, elle sera diffusée comme un diaporama sonore.

Le documentariste Georges Morère nous conte en images et en sons le retour aux sources d’un gitan chanteur de flamenco en Andalousie : Kiko, 45 ans, né en France, découvre le pays de ses origines pour la première fois de sa vie. Sur la route de ses idoles, la Paquera de Jerez et Camaron de la Isla, Kiko chante sa passion pour un art pur, son attachement à la famille et son déracinement. + d'infos

 

• LA GALERIE D'ÉCOUTE (Prades)

Genre : Exposition sur l'environnement sonore

Organisateur : Beau bruit

Dates et lieu : Médiathèque de Prades, du mardi 24 au samedi 28 janvier. Horaires d'ouverture : mar 10h-13h et 16h-19h ; mer 10h-19h ; fermé le jeudi ; ven 15h-19h ; sam 10h-13h.


DSCN6790--.jpgLa Galerie d'écoute, c'est la galerie de la médiathèque de Prades qui abrite toute l'année des expositions visuelles et devient pour une semaine un espace sonore. L'artiste et preneur de son Etienne Noiseau y diffuse ses « Relevés de son » : une collection d'enregistrements qu'il effectue au quotidien dans les Pyrénées Orientales, dans la nature ou le milieu urbain.

Chaque Relevé est l'opportunité de décrire notre environnement sonore dans sa richesse et sa complexité, de soulever des questionnements liés aux nuisances ou tout simplement de partager le simple plaisir de l'écoute. Vous y entendrez de drôles d'étourneaux de synthèse, le bruit « durable » des éoliennes de Rivesaltes ou encore un concert de rainettes face à une rave party sauvage en plein Fenouillèdes !

 

 

• Contact organisation : lasemaineduson66 (at) gmail.com 06 28 07 03 16.

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Relevés de son dans la Galerie d'écoute

Publié le 22 Janvier 2012 par beau bruit dans Relevés de son

Mes “relevés de son” sont des enregistrements que j'effectue dans mon quotidien, en milieu rural, dans des zones urbanisées proches de la nature : massif et plaines des Pyrénées, mer Méditerranée. Si on faisait la carte des relevés, elle s'étendrait sur les Pyrénées-Orientales et un peu en Catalogne espagnole, soit en Catalogne Nord et Sud.

 

Au départ, ce n'était pas vraiment un projet, tout juste une sorte de carnet de bord dont on peut lire les premières “notes” sur ce fil. C'est mon premier projet de collecte. Habituellement, je ne prends pas du son “comme ça”, sans objectif. Il y a toujours une intention qui me conduit à aller chercher la matière nécessaire et, en tant que preneur de son, je n'ai jamais été obsédé par le besoin de me constituer une sonothèque. A contrario, j'ai commencé ces “relevés” (comme des relevés d'empreintes ou de température) sans idée de ce que j'allais en faire. C'est à chaque fois la rencontre avec une situation sonore particulière qui m'a donné envie d'y apporter mon point de vue et de la partager. Puis, j'ai découvert que ce projet comporte une dimension pédagogique, dans le sens où chaque relevé :

• témoigne d'une écoute subjective à laquelle il est possible de s'identifier

• attire l'attention sur une situation a priori banale et accessible à tous

• soulève une question précise, parfois avec humour.

 

 

Peu à peu, s'est dessinée l'idée que ce travail aboutisse d'une façon ou d'une autre à une monstration. C'est un projet sans terme prédéterminé, il peut fait l'objet de divers types de médiatisation comme des installations sonores ou audiovisuelles, ou encore des émissions radiophoniques. Dans le cas d'une exposition, j'étais assez exigeant sur le lieu. Je souhaitais que ce ne soit pas une galerie d'art ou un autre endroit spécialisé, mais plutôt un espace qui possède son usage propre par un public pas forcément averti : idéalement, un lieu où des gens ne viendraient pas pour ça mais auraient la possibilité de rester écouter.

 

Les relevés de son ont donc pour la première fois été présentés sous la forme d'une exposition sonore à la médiathèque de Prades (Pyrénées-Orientales), lors de la Semaine du Son 2012 sous le titre La Galerie d'écoute. Du mardi 24 au samedi 28 janvier 2012.

Écriture et réalisation : Étienne Noiseau.

 

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“Le Train jaune est beau comme un jouet qu'on peut monter dedans. Son sifflet fait même un vrai son de pipeau.”

 

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1 million de l'art

Publié le 17 Janvier 2012 par beau bruit dans Créations

En ce 17 janvier 2012, mon présent pour le 1.000.049ème anniversaire de l'Art est cette courte pièce réalisée dans la journée : 1 million de l'art (6'51) :

 

1 million de l'art by Beau bruit

 

dollar_origami.jpgÀ écouter aussi :

 

• 2011: The Pompeii drops

• 2008: (best of) Fly me to the moon, Art!

• 2006: Histoire de l'art chuchotée et l'Échange des présents

 

 

 

 

 

Image: dollar bill origami © GuyD on flickr

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Un son pour finir l'année

Publié le 31 Décembre 2011 par beau bruit dans Divers

Pour achever cette année, l'un des plus beaux sons que j'ai entendus en 2011 fut, en fait, une musique.

 

Karlsruhestrasse by Beau bruit

 

Dans une rue commerçante de Karlsruhe en octobre dernier, je suis happé par la voix de ce chanteur, une langue que je ne reconnais pas (j'ai su après que c'était du hongrois), la main droite calée sur la caisse par le pouce et l'auriculaire, une façon de gratter ses accords avec l'annulaire et claquer la caisse je ne sais pas comment. Le charme de l'étrangeté. Extrait.

É. N.

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Où est la cassette ? Fin !

Publié le 29 Décembre 2011 par beau bruit dans The small world daisychain... ...tape project

Il y a quelques mois sur ce site/blog, vous avez peut-être assisté au feuilleton du mystérieux voyage international d'une cassette peinturlurée. Quelle était l'idée, là, derrière et quel est le son, là, dedans ? Il est grand temps de lever le voile.

 

La cassette envoyée au départ n'était pas vierge. J'avais récupéré une vieille cassette déjà utilisé et l'avais "effacée" en enregistrant une ambiance sur toute la face A. Cette ambiance commence la bande, réapparaît presque entre chaque intervention et, de même, conclut le voyage, comme un fil rouge.

 

Tout a commencé par l'envie de participer à une rencontre internationale d'art postal, pas n'importe laquelle, à deux pas de chez moi. Un ami, André Robèr, avait lancé un appel à projets pour la deuxième année consécutive, cette fois sur le thème des langues : “Parle ta langue, montre ta langue !”. Mais première question : comment participer honorablement à un projet d'art postal quand on habite le même village ? En glissant bêtement son enveloppe dans la petite boîte jaune ? Encore plus bête que de la lui apporter en main propre… Non, il fallait que ça voyage. Et pour que ça voyage et pour qu'on entende des langues, il fallait des complices loin, ailleurs, dans le monde entier même. Des complices qui par conséquent seraient invités à apporter leur petite pierre à ma contribution. Deuxième question : comment participer honorablement à un projet d'art postal alors que mon support d'expression à moi ce n'est pas le papier ? Comment faire circuler du son et du son qu'on peut modifier ? Alors qu'aujourd'hui on utilise tout le temps le mp3 et internet (moi le premier), que reste-t-il des supports audio ? Le CD ? trop fermé. Le MiniDisc ? trop fragile, pas assez fiable et déjà plus si répandu. Il fallait remonter dans le temps… La bonne vieille cassette ? Voilà un support que tout le monde sait utiliser et pour lequel on peut encore trouver l'enregistreur adéquat. La suite me montrera que ce n'était pas totalement vrai, un des participants, David, ayant fait des pieds et des mains pour dénicher et faire fonctionner un magnétophone, en vain.

 

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La cassette avec ses deux trous évoque un visage dans lequel la bande pourrait être la langue.

 

Le principe et la consigne étaient simples. J'enregistre la phrase “Ma langue parle ma langue” dans ma langue maternelle, puis j'envoie la cassette à un.e ami.e qui va faire de même à la suite de la bande, faire éventuellement entendre les sons autour, et l'envoyer au suivant. Le dernier complice la ferait parvenir à André qui, à deux pas de chez moi, ignorait tout de mon projet. J'imaginais sa surprise et voyais déjà la pièce originale trôner au milieu de son exposition d'art postal, graphique pour l'essentiel. Partie de France, la cassette lancée vers l'Est aura parcouru Taiwan, le Japon, survolé l'Océan Pacifique pour atterrir au Canada, puis les États-Unis d'Amérique, traversé l'Atlantique direction le Portugal, puis l'Espagne, l'Italie, la Turquie, l'Autriche, l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Écosse. Elle sera passée entre les mains de locuteurs qui parlent français, chinois, japonais, québécois, anglo-américain, portugais, valencien, italien, turc, tchèque, allemand, néerlandais d'un dialecte de Maastricht et anglo-écossais.

 

The small world daisychain mail tongue tape trip

Il faut ajouter qu'après Ürzig, la cassette ne quitte pas tout de suite l'Allemagne. Elle est envoyée à Berlin où se trouve Harold qui l'emportera avec lui en train à Amsterdam.

 

Plus tard, André m'a dit : “Dans l'art postal, il faut t'y prendre un an à l'avance”. En effet, démarrer un 14 février, vouloir couvrir une douzaine de destinations, pour une échéance au 20 juillet, ça n'était pas raisonnable. La cassette arrivera finalement début septembre, une dizaine de jours après la clôture de l'exposition. Mais il faut signaler qu'elle a connu quelques déboires en chemin… Elle arrive à Tokyo deux jours avant le tremblement de terre, elle est là-bas lors des explosions de Fukushima. C'est pourquoi elle ne repartira pas du Japon avant un moment, mais elle le quittera porteuse, pour moi, d'une forte symbolique marquée par mes échanges avec Tetsuo. Après ce lent démarrage inimaginable, elle suit son petit bonhomme de chemin sans encombre jusqu'à l'avant-dernière étape totalement chaotique. Envoyée d'Amsterdam par Harold (qui raconte lui-même sa version de l'histoire dans un billet passionnant de son blog), elle est probablement suspectée de contenir des substances illicites puisque interceptée par la douane française lors de son transit à l'aéroport Charles De Gaulle. Zoë reçoit une enveloppe ironiquement vide et je pense ne jamais revoir la cassette. Je savais que ce projet était risqué, et osé (chaque participant acceptant de prendre en charge les coûts d'envoi), je m'attendais pourtant à ce que la cassette soit cassée lors des transports ou bien qu'elle soit irrémédiablement perdue. Mais qu'elle soit “portée disparue” était insupportable… C'est alors qu'elle réapparait dix jours plus tard au Canada chez Marjolaine, envoyée par erreur par les douaniers, au hasard d'une des adresses qu'ils auront trouvée dans les multiples traces de ses destinations précédentes. Elle aura donc traversé l'Atlantique une deuxième fois, elle le traversera une troisième fois pour continuer sa course normale, et ce délai imprévu lui coûtera sa présence au sein de l'exposition d'art postal.

 

Mes premiers pas dans l'art postal ont sans doute été un peu trop ambitieux, mais je suis heureux que la cassette ait enfin atterri dans les mains d'André. Mes pensées se portent vers les complices du monde entier qui ont rendu l'expérience possible : Yen-Ting Hsu, Tetsuo Kogawa, Marjolaine Bourdua, David Santori, Ricardo Reis, Laura Romero, Carola Haupt, Deniz Kologlu, Anna Soucek, Knut Aufermann, Harold Schellinx, Zoë Irvine. > diaporama >

 

DSCN7491.JPG

Montre ta langue, parle ta langue !

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