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    <title><![CDATA[Beau bruit (Écrits)]]></title>
    <link>http://www.beaubruit.net/categorie-11103073.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Écrits&quot; du blog &quot;Beau bruit&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Beau bruit (Écrits)]]></title>
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    <pubDate>Mon, 06 Feb 2012 14:04:43 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Mon, 06 Feb 2012 14:04:43 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.beaubruit.net</copyright>            <category>Écrits</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[L'acouphène de Rousseau]]></title>
        <link>http://www.beaubruit.net/article-l-acouphene-de-rousseau-94109599.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://img.over-blog.com/465x500/2/09/84/73/jean-jacques-rousseau-montmorency.jpg" alt="jean-jacques-rousseau-montmorency.jpg" class="noAlign" style=
    "float: right; border: 0px solid #000000; margin: 0px 10px;" height="238" width="221">
  </p>
  <p>
    <em>“Un matin que je n’étais pas plus mal qu’à l’ordinaire, en dressant une petite table sur son pied, je sentis dans tout mon corps une révolution subite et presque inconcevable. Je ne
    saurais mieux la comparer qu’à une espèce de tempête qui s’éleva dans mon sang et gagna dans l’instant tous mes membres. Mes artères se mirent à battre d’une si grande force, que non
    seulement je sentais leur battement, mais que je l’entendais même, et surtout celui des carotides. Un grand bruit d’oreilles se joignit à cela, et ce bruit était triple ou plutôt quadruple,
    savoir : un bourdonnement grave et sourd, un murmure plus clair comme d’une eau courante, un sifflement très aigu, et le battement que je viens de dire, et dont je pouvais aisément compter les
    coups sans me tâter le pouls ni toucher mon corps de mes mains. Ce bruit interne était si grand, qu’il m’ôta la finesse d’ouïe que j’avais auparavant, et me rendit non tout à fait sourd,
    mais dur d’oreille, comme je le suis depuis ce temps-là.</em>
  </p>
  <p>
    <em><br></em>
  </p>
  <p>
    <em>On peut juger de ma surprise et de mon effroi. Je me crus mort ; je me mis au lit : le médecin fut appelé ; je lui contai mon cas en frémissant, et le jugeant sans remède. Je crois qu’il
    en pensa de même ; mais il fit son métier. Il m’enfila de longs raisonnements où je ne compris rien du tout ; puis, en conséquence de sa sublime théorie, il commença in anima vili la cure
    expérimentale qu’il lui plut de tenter. Elle était si pénible, si dégoûtante et opérait si peu, que je m’en lassai bientôt ; et au bout de quelques semaines, voyant que je n’étais ni
    mieux ni pis, je quittai le lit et repris ma vie ordinaire avec mon battement d’artères et mes bourdonnements, qui depuis ce temps-là, c’est-à-dire depuis trente ans, ne m’ont pas quitté une
    minute.</em>
  </p>
  <p>
    <em><br></em>
  </p>
  <p>
    <em>J’avais été jusqu’alors grand dormeur. La totale privation du sommeil qui se joignit à tous ces symptômes, et qui les a constamment accompagnés jusqu’ici, acheva de me persuader qu’il me
    restait peu de temps à vivre. Cette persuasion me tranquillisa pour un temps sur le soin de guérir. Ne pouvant prolonger ma vie, je résolus de tirer du peu qu’il m’en restait tout le parti
    qu’il m’était possible ; et cela se pouvait par une singulière faveur de la nature, qui, dans un état si funeste, m’exemptait des douleurs qu’il semblait devoir m’attirer. J’étais importuné
    de ce bruit, mais je n’en souffrais pas : il n’était accompagné d’aucune autre incommodité habituelle que de l’insomnie durant les nuits, et en tout temps d’une courte haleine qui n’allait pas
    jusqu’à l’asthme, et ne se faisait sentir que quand je voulais courir ou agir un peu fortement.</em>
  </p>
  <p>
    <em><br></em>
  </p>
  <p>
    <em>Cet accident, qui devait tuer mon corps, ne tua que mes passions ; et j’en bénis le ciel chaque jour, par l’heureux effet qu’il produisit sur mon âme. Je puis bien dire que je ne commençai
    de vivre que quand je me regardai comme un homme mort.”</em>
  </p>
  <p>
    <em><br></em>
  </p>
  <p>
    Jean-Jacques Rousseau <em>Les Confessions</em> (1665). Tête de Rousseau par Hélène Guastalla (1960).
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 22 Dec 2011 13:21:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">585144a9a7642322e97cc6600f90c3e5</guid>
                <category>Écrits</category>        <comments>http://www.beaubruit.net/article-l-acouphene-de-rousseau-94109599-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Il n'y a pas de son vert ! (Pour une écologie sonore profonde)]]></title>
        <link>http://www.beaubruit.net/article-il-n-y-a-pas-de-son-vert-pour-une-ecologie-sonore-profonde-64479163.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong>Il n'y a pas de son vert !</strong>
  </p>
  <p>
    <em>(Pour une écologie sonore profonde)</em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La notion d'écologie sonore devient tendance. Pourtant, comme du développement durable à la décroissance, il y a, dans le domaine sonore également, plusieurs niveaux de critique écologique.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    • <span style="text-decoration: underline;">1er niveau</span> : On ne parle pas de son, mais de <em>bruit</em>, toujours comme synonyme de nuisance. Solutions : palliation et répression. On
    installe des double-vitrages aux fenêtres, on construit des murs anti-bruit, on se met des bouchons (ou des écouteurs) dans les oreilles, on condamne le tapage nocturne et les volumes sonores
    excessifs dans les salles de concert... Ça correspond à 99% de la politique publique de ces quarante dernières années, ça crée de l'industrie et des taxes, ça produit du plastique, ça augmente
    l'individualisme et le retranchement social.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    • <span style="text-decoration: underline;">2e niveau</span> : On évite de parler de bruit (notion péjorative), on parle d'<em><a class="external" href=
    "http://www.bruit.fr/FR/info/Actualites/de/la/gestion/des/nuisances/sonores/1785/12" target="_blank">environnement sonore</a></em> (notion objective). Pour le mesurer, on évoque des critères non
    plus seulement quantitatifs, mais aussi qualitatifs. Le bruit des uns est (parfois) la musique des autres, et vice versa. On invoque un relativisme socio-culturel. On fait appel à des artistes
    pour créer des balades sonores afin d'apprendre à vivre avec le bruit de l'échangeur, à des designers pour (finalement ?) donner à <a class="external" href=
    "http://xaviercollet.com/2010/06/28/sonifier-une-voiture-electrique-ou-quand-la-voiture-ne-fait-plus-vroum/" target="_blank">la voiture électrique</a> un son de moteur à explosion.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    • <span style="text-decoration: underline;">3e niveau</span> : On se met à considérer le son du ventilateur de votre ordinateur ou de la clim de votre bureau que vous n'entendez même plus mais
    qui vous abrutissent toute la journée et que vous retrouvez dans votre habitation, celui du <a class="external" href="http://www.actu-environnement.com/ae/news/1630.php4" target="_blank">parc
    éolien</a> à 500 mètres de chez vous qui vous vend de l'électricité propre. On apprend que la pollution acoustique est bien pire là où on ne met jamais les oreilles : sous la mer, où les sonars,
    les moteurs des transporteurs, les forages pétroliers, <a class="external" href="http://planete-gaia.e-monsite.com/rubrique,pollution-sonore-des-oceans,1063976.html" target="_blank">brouillent
    les communications</a> entre cétacés, indispensables à leur reproduction. On émet l'hypothèse qu'entre les intensités assourdissantes des concerts ou des baladeurs et la médiocrité des contenus
    musicaux dominants, il y a un <em>certain</em> lien. Et on découvre que tous ces bruits, tous ces sons dont l'abus est toxique pour l'homme et la nature, ont une origine, une logique économique
    commune, qui est celle du capitalisme.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Pourtant jamais on ne dit que la solution au bruit de l'aéroport, ce n'est peut-être pas de protéger les riverains par un arsenal d'isolation high tech, ou même de bâtir la zone pavillonnaire un
    peu plus loin, mais que c'est peut-être de ne pas construire l'aéroport du tout. Des tambours de guerre au canon sonique en passant par le répulsif anti-jeunes, on oublie que le son est aussi
    <a class="external" href="http://www.article11.info/spip/Le-son-comme-arme-1-4-aspects" target="_blank">un instrument de terreur et de contrôle</a>. Ne serait-il pas temps, enfin, que l'écologie
    sonore – une notion créée par un musicien, un poète (R. Murray Schafer, <a class="external" href="http://wildproject.fr/glossaire-ecologie-sonore#_ftnref1" target="_blank"><em>“Acoustic
    ecology”</em></a>), et adaptée depuis à toutes les sauces – prenne un sens profondément politique ?
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 07 Jan 2011 13:49:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">3ab4984fa519eacb9355e9927f9e2f17</guid>
                <category>Écrits</category>        <comments>http://www.beaubruit.net/article-il-n-y-a-pas-de-son-vert-pour-une-ecologie-sonore-profonde-64479163-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La progression du front d'ondes...]]></title>
        <link>http://www.beaubruit.net/article-la-progression-du-front-d-ondes--36223300.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: left; padding-left: 30px;">
    <em><br>
    <br>
    <br>
    La progression du front d’ondes entre radio basse et radio haute s’effectue en six heures environ : c’est la période du <span style="text-decoration: underline;">flux</span>. La régression du
    front d’ondes (ou <span style="text-decoration: underline;">reflux</span>), de haute radio vers basse radio, dure six heures également (ou plus, ou moins, selon les cas). Ce mouvement
    oscillatoire de la radio est dû aux effets combinés de la Lune et du Soleil sur les vibrations acoustiques, conséquences des lois de l’attraction universelle (lois de Newton). Mais <span style=
    "text-decoration: underline;">flux</span> et <span style="text-decoration: underline;">reflux</span> ne se font pas à vitesse constante et l’amplitude des ondes à radio basse et à radio haute
    n’est pas constante non plus (lois de Kepler). La vitesse du <span style="text-decoration: underline;">flux</span> et du <span style="text-decoration: underline;">reflux</span> est régie par la
    règle des douzièmes, tandis que l’amplitude se traduit par le coefficient de transmission.<br>
    Conclusion : soyez prudents, consultez l’horaire des transmissions si vous désirez pique-niquer ou vous balader sans mauvaise surprise, car la radio, elle, est toujours à l’heure.</em>
  </div><br>
  <br>
  <br>
  <img src="http://idata.over-blog.com/2/09/84/73//page_unelarme.jpg" class="CtreTexte" height="342" width="458"><br>
  Texte publié dans <a class="external" href="http://www.longueur-ondes.fr/article22.html" target="_blank"><em><span class="external">Une larme du diable</span></em></a> n°1, revue des mondes
  radiophoniques et des univers sonores, décembre 2009. Présentation de la revue sur <a class="external" href="http://syntone.over-blog.org/article-une-larme-du-diable-radio-sur-papier-40439073.html"
  target="_blank">Syntone</a>.<br>]]></description>
        <pubDate>Wed, 02 Dec 2009 23:34:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">491ece79b5b4c1372ba076eb213a21de</guid>
                <category>Écrits</category>        <comments>http://www.beaubruit.net/article-la-progression-du-front-d-ondes--36223300-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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